Par Uwe Geier, responsable des solutions cloud IONOS

La sobriété numérique est devenue une priorité stratégique pour l’Europe. Le noyau, comme support essentiel de l’économie numérique, se trouve au centre de cette ambition, et surtout, il est plus critique envers le noyau européen, sobre et transparent pour les entreprises et les administrations.

En Espagne, où le grand pourcentage du métier d’entreprise est formé par PYMES, la sobriété numérique est également considérée comme une priorité pour la majorité de ces entreprises. Un studio de numérisation réalisé par YouGov pour IONOS confirme cette tendance : 83 % des pymes espagnols considèrent qu’il est crucial de maintenir le contrôle de leurs données commerciales, et 87 % valorisent la possibilité d’accéder, de modifier et de décider directement sur eux. Cette préoccupation s’étend à la protection face à l’accès des autorités étrangères, ce qui signifie un désir clair d’autonomie technologique et de sécurité juridique à l’intérieur du marché européen.

Le progrès du numérique est sobre et n’a pas besoin d’être politique volontaire, mais aussi d’infrastructures interopérables et durables. Dans cette ligne, les initiatives comme IONORA à l’intérieur de l’initiative IPCEI-CIS ont impulsé le développement d’une infrastructure européenne de services cloud et edge ouverte, interopérable et énergétiquement efficace. De là, ce cadre est chargé de projets qui répondent à la capacité de l’Europe à innover sans dépendre des technologies externes et avec l’ensemble de ses normes de protection des données.

Dans cet environnement où les entreprises veulent se montrer et garantir la sécurité de leurs données, le cumul du noyau a été converti dans le nouveau pilier de la sobriété numérique. Dans un organisme où tous les services et données sont gérés dans le noyau, la sécurité et le complément normatif ne sont pas une condition supplémentaire, sino la base de la confiance technologique.

À ce propos, le C5 (Catalogue de contrôles de conformité du Cloud Computing) du BSI allemand (Oficina Federal de Seguridad en Tecnologías de la Información) est un exemple de bonnes pratiques. Il s’agit d’une certification qui met l’accent sur la traçabilité, la transparence et la capacité de démontrer la maturité opérationnelle d’un fournisseur cloud. À la différence des autres normes ISO 27001 ou SOC, le C5 est développé dans le cadre du marché juridique allemand et européen, ce qui le convertit en un référent utile pour faire avancer une culture de compétence du noyau adaptée aux exigences du continent.

Par ailleurs, le futur modèle européen de certification cloud (EUCS) représente une étape plus importante vers un cadre commun de certification du noyau, basé sur des niveaux de sécurité et des exigences de localisation claires. La clé permettra d’éviter des problèmes avec d’autres normes, de simplifier le chargement des entreprises et d’élever le niveau de sécurité dans toute la région.

La collaboration entre les régulateurs et le secteur cloud est décisive. Le processus ouvert par le BSI pour moderniser le C5 montre que la coopération est possible et que la connaissance pratique du secteur peut être intégrée dans la réglementation. Construire un cloud européen sûr, transparent et sobre sans pour autant garantir la protection des données, tout en consolidant la compétitivité des entreprises et la complémentarité du noyau dans l’écosystème numérique européen.

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